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Pétition en ligne après l'annonce ministérielle

Vaccins, vers une nouvelle polémique?

Depuis quelques jours, le sujet de la vaccination fait la Une des journaux. En effet, des changements majeurs sont attendus dans la politique vaccinale en France. Mais ces modifications ne sont pas sans conséquences. Nous revenons donc sur les modifications prévues et sur les vives réactions qui n'ont pas tardé à se faire entendre. 

Un débat sur un changement de statut de deux vaccins

L'annonce qui a mis le feu aux poudres? Le 16 juin dernier dans Le Parisien, Agnès Buzyn, MInistre de la Santé, annonçait songer à rendre obligatoire onze vaccins pour les enfants, au lieu de trois actuellement (Diphtérie, Tétanos et Poliomyélite). Une pétition, active sur le site ipsn.eu, a rapidement suivi, mobilisant plus de 480 000 signatures de toutes parts, s'appuyant sur les propos de la Ministre et sur un rapport, rendu public le 30 novembre 2016, intitulé Comité d'orientation de la concertation citoyenne sur la vaccinationpréconisant cette nouvelle procédure. 

Les vaccins obligatoires passeraient de trois à onze

Aujourd'hui, trois vaccins sont obligatoires pour les moins de 18 mois : diphtérie, tétanos et poliomyélite (DTP). Huit autres sont seulement recommandés, notamment l'hépatite B ou le ROR ( rougeole-oreillons-rubéole). Agnès Buzyn envisage d'élargir la couverture vaccinale obligatoire en y intégrant onze vaccin, « pour une durée limitée, qui pourrait être de cinq à dix ans ». Les onze vaccins obligatoires seraient les suivants: 

1. Polio

2. Tétanos

3. Diphtérie

4. Coqueluche

5. Rougeole

6. Oreillons

7. Rubéole

8. Hépatite B

9. Bactérie Haemophilus influenzae

10. Pneumocoque

11. Méningocoque C

Certains vaccins peuvent également être prescrits si nécessaire (Lire également notre article Calendrier vaccinal 2017: quels changements pour la vaccination des enfants?). Notamment celui contre les papillomavirus.

Le super-vaccin hexavalent, une solution? 

Selon les propos de la Ministre de la Santé et le rapport fourni, l'idée serait de rendre obligatoire lces onze vaccins pour non seulement protéger les enfants amsi aussi ceux qui ne sont pas vaccinés comme l'explique le Dr Eric Osika-. De plus, la mobilisation des contestataire se fonde sur l'argument que certains vaccins composés contiennent de l'aluminium, jugé dangereux. Ce combat ne date pas d'hier. Depuis 2008 déjà, le super-vaccin hexavalent qui contient six vaccins dont trois qui ne sont pas obligatoires aveint déjà de nombrexu détracteurs.

Une pétition contre les futures procédures proposées

La vaccination chez l'enfant et surtout chez les nouveau-nés est un sujet qui préoccupe  les parents. Cette pétition intitulée « Vaccins: oui à la protection, non à la répression » résonne comme un slogan, porté par plus de 480 000 signataires. Elle n'est pas sans nous rappeler une pétition lancée en 2016 nommée "Vaccin obligatoire: les Français piégés par la loi et les laboratoires !" ayant rassemblé plus d'un million de signataires.  

Un cocktail vaccinal qui fait peur

Ce passage de trois vaccins sûrs et préparés en France, à onze, crée la polémique du côté des parents. Il existe en France un vaccin nommé DTP (Diphtérie, Tétanos, Poliomyélite) qui rassurait les familles. En juin 2008, le vaccin DTP a été retiré du marché. Il a été remplacé par un vaccin contenant de l'aluminium, dont les effets secondaires sont mis en avant par les détracteurs. De plus, le controversé vaccin contre le papillomavirus qui est actuellement recommandé, pourrait être rendu obligatoire. La question se pose donc simplement : faut-il prescrire la totalité des vaccins en même temps ou les réaliser progressivement? Les familles ont-elles leur mot à dire ? Le vaccin est-il bon pour l’enfant ?

Des chiffres qui parlent d'eux-mêmes

La pétition a engendré de vives réactions aux quatre coins de la France. Les chiffres augmentent rapidement, montrant l'importance du sujet.

Comme indiqué dans le rapport, les changements devraient être réalisés sans délai, le but étant de « restaurer la confiance en la vaccination ». Ces nouvelles mesures, instaurées par la Santé Publique, n'impliquent aucun choix, mais une "répression" selon les signataires de la pétition. 

La vaccination, indispensable pour les enfants

Cette nouvelle mise en avant de la vaccination chez les nourrissons montre à quel point il est essentiel de les protéger. Il n'est pas rare qu'il soit annoncé la mort d'un enfant, à cause d'une maladie comme la rougeole, faute d'avoir été vacciné. La rougeole par exemple, est toujours active en France ou en Allemagne. En 2015 en Allemagne, un bébé de 18 mois mourrait après avoir été infecté par la rougeole. Les vaccins ont donc pour rôle de sécuriser le corps de l'enfant. Les effets de certaines maladies peuvent avoir des conséquences très graves sur l'enfant, engendrant de nombreuses séquelles. Comment expliquer qu'au pays de Patseur la vaccination entraîne tant de réticences au point de mettre en danger la santé des enfants ?

L' « effet troupeau » pour protéger un maximum de personnes

Cette dénomination est utilisée pour évoquer la vaccination d'une population enclenchant un effet protecteur sur les non-vaccinés. Cet effet de masse permet de stopper la diffusion des maladies et des virus. Les non-vaccinés sont donc indirectement protégés, permettant de profiter de la vaccination de la majorité (Lire aussi notre article Vaccination: des effets aussi sur les non vaccinés).  

Que font nos voisins ?

Dans certains pays, les onze vaccins ne sont pas tous obligatoires.
En Allemagne, la vaccination n'est pas obligatoire, mais recommandée. Elle mise cependant sur une politique dissuasive. Depuis 2015, la loi prévoit que les parents qui refusent systématiquement de faire vacciner leur enfant, peuvent recevoir une amende de 2 500 euros.
En Suède, 96% des enfants sont vaccinés contre neuf maladies (poliomyélite, diphtérie, tétanos, coqueluche, bactérie Haemophilus influenzae B, rougeole, oreillons, rubéole et pneumocoque). La vaccination est incluse dans le programme national de vaccination. Ils sont proposés, mais non obligatoires.
En revanche, en Italie, 12 vaccins sont obligatoires: polio, diphtérie, tétanos, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae B, méningite B et C, rougeole, rubéole, oreillons, coqueluche et varicelle) pour inscrire les enfants à l'école et seront obligatoires jusqu'à 6 ans. 

Le débat reste donc vif sur ce sujet. Mais de nombreuses informations irrationnelles circulent sur le sujet, qu'il est parfois difficile de comprendre. Comment expliquer qu'au pays de Patseur la vaccination entraîne tant de réticences au point de mettre en danger la santé des enfants ? Si la question de la disponibilité de certaines formes de vaccins, à utiliser séparément peut se comprendre, la résistance à la vaccination elle-même semble elle, plus difficile à défendre.

Rédactrice et community manager, spécialisée dans le parenting....
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