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Joyeuse fête à toutes les mères

Séquence émotion : 8 magnifiques souvenirs de mamans

1. « Mes enfants, ces petits philosophes » par Claire

A 5 ans, Inès s’interroge beaucoup sur le sens de la vie: « Maman, tu sais c’est trop bien d’être un enfant ! Parce qu’on peut jouer tout le temps et on a plein de cadeaux. On peut aussi jouer avec les parents et ils nous racontent des histoires. Aux anniversaires on fait la fête et on a des vrais cadeaux, pas juste des livres comme les parents. Mais bon, c’est bien aussi d’être un parent parce que vous nous avez nous, pour vous amuser ! ».

Pour mon fils, c'est différent. Le soir, à table, Marius aime beaucoup jouer aux devinettes… mais souvent on connaît (presque) déjà la réponse…

– « Devine ! J’ai 4 pattes, j’ai une crinière et je suis grand ! – Un cheval ? – Oui !

– J’ai 4 pattes et je suis petit ! – Un poney ? – Oui !

– Je suis petit et ma maman c’est une jument ! – Un poulain ? – Oui !

– Je suis petit et je peux galoper » – Un poney ? – Oui ! – Marius, tu nous a déjà fait deviner le poney. Cherche autre chose.

– Euh devine ! Je sers à manger des brocolis. – Une assiette ? – Non  – Une fourchette ? – Non, c’est un petit garçon ! »

Claire, 33 ans, maman d'Inès, 5 ans et de Marius, 3 ans

2. « J'ai assisté à un moment de tendresse unique » par Marilyn

Ma fille, âgée de 4 ans et son père, m'ont offert mon plus beau souvenir. Un après-midi, alors qu'il faisait beau, nous avons décidé d'aller nous promener tous les quatre au parc de Buttes-Chaumont. Mon mari tenait dans ses bras notre fille malgré son âge et sa grande taille. Dans un moment d'amour paternel, ma fille a soudainement caressé le visage de son père et lui a dit ces quelques mots "Tu es vraiment trop beau". Cette phrase, spontanée et naturelle, nous a complétement abasourdis. J'ai encore en tête la réaction de mon mari : il n'en avait aucune ! Nous étions tous les deux éblouis par cet élan d'amour et de tendresse. Depuis, cette image ne m'a plus jamais quittée. Encore aujourd'hui, ma fille est très proche de son père. Il lui arrive de nous dire que nous sommes "les plus beaux de l'univers". En tant que parents, c'est très agréable et signifiant du caractère de notre fille : une personne lumineuse et joyeuse. 

Marilyn, 50 ans, maman de Quentin, 15 ans et de Jade, 11 ans

3. « Mes premiers pas de maman » par Emilie

À peine installée dans ma nouvelle maison, je n'ai pas le temps d'en profiter. Le 16 avril au soir, alors que je m'apprête à m'installer confortablement dans mon canapé, une vive douleur me submerge. Est-ce ma première contraction ? Impossible, la naissance de Kylian est prévue pour le 2 mai. Rapidement, je ressens comme une sensation humide entre les jambes. Des gouttes d'eau coulent le long de ma jambe. Que m'arrive-t-il ? Partie aux urgences, je me répète que ce n'est pas pour aujourd'hui. Arrivée pourtant à l'hôpital, on m'auscule, m'habille d'une chemise de nuit, me perfuse...  J'ai peur. Le jour J est arrivé. Je vais accoucher. L'anesthésiste, à l'allure ambiancée, arrive dans la salle. Il me dit, avec un accent africain "Vous allez voir madame, tout va bien se passer !". J'ai alors simplement répondu "d'accord !". La péridurale a été une bénédiction pour moi. Je ressentais tout sans pour autant souffrir. Après plusieurs heures de travail, j'ai enfin pu accueillir mon fils. J'ai compris à cet instant que ma vie allait changer. J'ai pris conscience que j'étais devenue mère. Une nouvelle aventure commençait ! Pour ma fille Néla, mon plus beau souvenir correspond à ses premières pas. Lorsque Néla a commencé à marcher, nous la tenions du bout des doigts afin de l'aider à garder l'équilibre. Rapidement, ma fille a pris de l'assurance. Accompagnée de son "pousse-pousse", elle déambulait dans la maison. Un jour, son grand frère lui a proposé de venir le rejoindre. Instinctivement, Néla a alors délaissé son jouet pour rejoindre les bras de son frère. Je me suis alors rendue compte à quel point mes enfants étaient unis, et ce, pour mon plus grand plaisir.

Emilie, 27 ans, maman de Kylian, 7 ans et de Néla, 4 ans

4. « Ces jolis mots qui me rappellent que je suis maman » par Marie-Laure

Avec mon fils Gabriel, nous avons une relation qui ressemble beaucoup à celle d'un copain et d'une copine. Nous ne sommes pas forcément démonstratifs l'un envers l'autre, mais pourtant nous savons que nous nous aimons. Il m'arrive parfois d'être agréablement surprise. Des petites remarques comme "Maman, j'ai envie que tu restes avec moi" me rappellent à quel point mon rôle de maman auprès de mon fils est essentiel. Ces appels au quotidien me touchent intérieurement. Je le trouve à cet instant vraiment adorable. Avec mon autre fils Jacques, notre relation est plus fusionnelle. Je n'ai besoin que d'un regard de sa part pour comprendre qu'il est "amoureux" de sa maman. Bien que je n'ai pas la même relation avec chacun de mes fils, je les aime tous les deux à ma manière et ils me le rendent bien.

Marie-Laure, 37 ans, maman de Gabriel 6 ans et de Jacques 1 an

5. « Mes enfants me protègent » par Virginie

Une maman doit protéger ses enfants, les soigner, être présente lorsqu’ils ne vont pas bien et les consoler lorsqu’ils sont tristes… Et nous, mamans, lorsque nous sommes tristes, nos enfants sont-ils capables de nous soigner, de nous protéger et d’être présents ? Et bien, une expérience m’est arrivée récemment. Je faisais un câlin à mon chat et, d’un seul coup, j’ai éternué ! Le bruit a stressé mon chat qui s’est agrippé à mon cou sans plus le lâcher. Bref, grosse frayeur et surtout grosses griffures ! J’ai crié et je me suis allongée sur le canapé car j’avais mal. Mes enfants, âgés de deux ans et demi et de sept ans, ont accouru tout de suite et étaient inquiets pour moi. Ils ont joué au docteur en m’apportant de l’eau fraîche, une compresse, chacun d’eux m’a mis un pansement... Je me suis sentie aimée et choyée par mes enfants ! À cet instant, je me suis dit : quel bonheur de donner autant d’amour à ces petits chéris car ils savent parfaitement nous le rendre au centuple ! La preuve !

Virginie, 43 ans, maman de Pierre-Louis 7 ans et de Valentine, 2 ans et demi

6. « Ma fille m'est apparue en rêve » par Alexia

J’ai rencontré ma fille avant sa naissance, mais je ne le savais pas. J’étais enceinte de cinq mois, c’était dans un rêve. Nous nous contemplions avec un mélange de distance et de bienveillance. Je la connaissais sans la (re)connaître. Aujourd’hui je sais que c’était elle. Je n’ai aucune explication à fournir, j’accepte sa visite. En réfléchissant au « meilleur souvenir » de notre relation, puisque c’est la question que vous me posez, ce n’est évidemment pas à ce rêve que je pensais au départ, mais finalement j’aime assez ce qu’il résume. L’altérité de ma fille, sa singularité, son mystère : je l’accepte. Ma fille illumine ma vie. Un jour, elle partira vers sa vie à elle. Elle voyagera dans le temps ou l’espace, elle visitera le monde –ou pas. Et quoi qu’elle fasse, je l’aimerai.

Alexia, 43 ans, maman d'Athéna, 3 ans et demi

7. « J'ai touché le bonheur absolu pendant un instant » par Cécile

Prête psychologiquement et techniquement pour la naissance de mon fils Jean, je ne l'attendais pas à ressentir tant d'émotions en une seule fois ! On nous prépare à être mère alors que devenir mère est autant intense. Lorsque mon fils est venu au monde, qu'on me l'a déposé sur le ventre, j'ai alors compris que je touchais, pour la première fois de ma vie, le bonheur absolu. Cette sensation, difficile à décrire, était tout simplement extraordinaire. Une vague déferlante d'émotions m'envahissait. J'étais émue, bouleversée mais prête à accomplir mon rôle de mère. Cette première rencontre est pour moi le plus beau souvenir que je puisse raconter, tant j'étais fière de moi parce que j'avais donné la vie. Ce petit être, si miraculeux, m'a fait comprendre le sens de son existence: j'étais faite pour devenir mère.

Cécile, 31 ans, maman de Jean 1 an

8. « Ma fille, cette surprise » par Nathalie

Une surprise ! C’était il y a plus de vingt ans. J’avais abordé la grossesse avec facilité et gaité. Celle-ci se déroulait tranquillement et joyeusement. On était à « J-14 » et je n’avais rien préparé. Je convainquis mon compagnon de s’embarquer pour Ikea-et-Carrefour où j’eus l’impression de tomber dans un repère de femmes enceintes en nidification naviguant dans les allées, de futures grand-mères trottinant à côté d’elles. Le lendemain de ce périple en Motherland, les contractions se déclenchèrent. Je pris un taxi et le conducteur me dit qu’il était tellement content de m’emmener à la maternité... qu’il avait l’habitude d’accoucher des juments... et qu’il avait même aidé à délivrer sa femme de son troisième bébé. C’est donc nantie d’optimisme et tremblante d’émotion et de rires contenus que je franchis les marches de la maternité. Mon compagnon avait eu le temps de me rejoindre. Cela se déroula vite. Un peu sonnée par la vision des bottes en plastique blanches du médecin, chauffée par l’administration d’une piqûre de magnésium et éberluée par la vue des grosses « cuillères à escargot » qu’on venait de me présenter, je ne compris pas ce qu’on m’annonça soudain, mais je vis aussitôt un bras tout maigre sortir on ne sait d’où et puis cette tête et puis ce corps tout chaud déjà là déposé sur mon ventre. Après un pic d’activité, on me laissa dans la salle avec à côté de moi cette inconnue toute petite et recroquevillée sous les lampes, sa main minuscule vigoureusement cramponnée à mon doigt, et son père nous contemplant, tombé dans un silence de moine. Enfant, Jessica me demandait souvent le soir avant de s’endormir : « Raconte-moi quand je suis née. ». « On était à deux semaines de ta naissance et je n’avais RIEN préparé. On était allés avec ton père à Ikéa, puis à Carrefour et le lendemain... ».

Nathalie, 55 ans, maman de Jessica, 20 ans

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Rédactrice et community manager, spécialisée dans le parenting....
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